Quelle est l'utilisation primaire la plus efficace des mini-implants dentaires?

L'utilisation la plus efficace de ce produit dentaire unique est la stabilisation d'un dentier inférieur. Il y a approximativement 12% des personnes qui sont édentées, qui luttent quotidiennement avec les dispositifs prosthétiques. Une majorité souffrent de malaises en raison des dentiers lâches ou d'un manque d' ajustage de précision. Beaucoup de porteurs de dentier souffrent de problèmes relationnels et sociaux en raison de la contrainte qu'impose l'appareil. D'ailleurs, il n'est pas rare que les membres de la famille se plaignent au sujet de l'haleine désagréable du porteur de dentier en raison de la nourriture emprisonnée qui se décomposant sous leur prothèse. Le placement réussi du mini implant dentaire s'adresse à ces problèmes pratiques et peut en résoudre beaucoup.

HISTOIRE:

L'implantion dentaire a remporté un grand succès sur avec la découverte des propriétés biologiques du titane. Dans le protocole original, les études ont préconisé un protocole chirurgical en deux étapes curatif charge libre et submergé pour assurer une ostéo-intégration prévisible. Cependant, le malaise, le dérangement, et l'inquiétude liée à la période d'attente demeure un défi pour les patients et les cliniciens. Par conséquent, les droites de charge des implants après placement ont été essayées et la technique a gagné de la popularité parmi les cliniciens. Des questions liées à cette approche restent sans réponse. C'est le but de cet article synoptique de passer en revue et d'analyser de manière critique la littérature dans le domaine du chargement immédiat et de l'implant. Si on discute sur la base de l'évidence scientifique, des facteurs qui peuvent influencer cette modalité de traitement.

MATÉRIEL ET MÉTHODES:

La littérature éditée au cours des 20 dernières années a été choisie et passée en revue. Des résultats de ces études ont été discutés et récapitulés dans les tables. Les avantages et les inconvénients liés au chargement immédiat ont été analysés. Des facteurs qui peuvent influencer le succès du chargement immédiat, y compris le choix du patient, type de qualité d'os,longueur d'implant exigée, micro et macrostructure de l'implant, compétence chirurgicale, besoin de réaliser stabilité/controle primaire de la force occlusive, et les directives de prothèse, ont été complètement passés en revue et discutés.
13, 16 et 18 mm.
RÉSULTATS ET CONCLUSION:

Les diverses études ont démontré la praticabilité et la prévisibilité de cette technique. Cependant, la plupart de ces articles sont basées sur des données rétrospectives ou des cas non contrôlés. Des épreuves humaines longitudinales prises au hasard,, parallèle-armées sont principalement basées sur des résultats à court terme et les suivis à long terme sont encore rares dans ce domaine. Néanmoins, de la littérature disponible, on peut conclure que les endroits anatomiques, les conceptions d'implant, et les directives prosthétiques limitées sont principales pour assurer le succès. Pour le futur étudier les paramètres longitudinaux de préférence au hasard est certainement nécessaire avant que cette approche puisse être largement répandue.


Les prothèses dentaires amovibles remboursées à 75%!

BRUXELLES 26/01 Les personnes âgées de 50 ans et plus ayant besoin d'une nouvelle dentition bénéficieront désormais d'un remboursement. Du prix total, 25 pc reste à charge du patient, a indiqué le cabinet du ministre de la Santé publique et des Affaires sociales.)

Jusqu'à présent, seules les personnes de 60 ans et plus se voyaient rembourser leur prothèse dentaire à hauteur de 75 pc. Les plus jeunes devaient payer de leur propre poche la totalité du prix du dentier. La réglementation est donc à présent élargie à toute personne à partir de 50 ans. (BELGA industrie.be 26/1/2004 18:49



DISCUSSION

Les traitements présentés ont permis d'apporter aux patients une amélioration immédiate et durable de la stabilité et de la rétention de leur prothèse adjointe mandibulaire ainsi qu'un confort masticatoire accru. L'ensemble du traitement est de très courte durée (environ une semaine) et réalisé à moindre frais pour le patient. Dans le premier cas, la pose de mini-implants a évité la réalisation d'une greffe d'apposition osseuse en épaisseur, réduisant notablement à la fois le traumatisme post-opératoire subi par le patient, la durée globale et le coût du traitement. Un gain équivalent est apporté au second patient qui n'aurait pas pu avoir accès aux thérapeutiques implantaires classiques. Cependant, leur utilisation clinique présente pour l'instant un recul relativement faible (2 ans et demi). Il convient d'observer avec vigilance leur évolution dans le temps même si la grande majorité (70 à 85 %) des échecs implantaires se produisent au cours des six premiers mois qui suivent la pose des implants et leur mise en charge [13-17]. La stabilité et la rétention de la prothèse sont satisfaisantes mais restent cependant inférieures à celles obtenues lors de la réalisation d'une barre implanto-portée conventionnelle. Au travers des différents patients traités dans le service, la mise en charge immédiate de mini-implants non solidarisés entre eux est préconisée pour stabiliser à long terme une prothèse adjointe complète ou quasi complète. Pour l'instant, les limites sont fixées à l'arcade mandibulaire, entre les deux foramens mentonniers et chez un patient n'ayant pas de forces masticatrices trop importantes ni de parafonctions.Ce protocole peut permettre de résoudre sans chirurgie lourde (greffes autogènes d'épaississement) les problèmes des crêtes en lame de couteau dans la zone antérieure de la mandibule. C'est une alternative à l'implantologie classique chez la personne âgée, pour qui une intervention implantaire pourrait être mal supportée, mais aussi pour des patients dont les revenus sont modestes. A u travers de la littérature, la mise en charge immédiate est à nouveau envisagée comme solution thérapeutique. Dans une étude, Schnitman et coll. [7]trouvent un taux de succès(tel que défini par Albrektsson et coll. [18]) de85% à 10 ans pour les implants mis en charge immédiatement contre 100% pour ceux mis ennourrice. Les études menées par Randow etcoll. [6], Tarnow et coll. [8]montrent des taux de succès comparables à condition de respecter des critères de répartition, de longueur et desollicitation des implants. Randow et coll. [6]observent même une perte osseuse initiale inférieure sur les implants mis en charge immédiatement par rapport aux implants enfouis. D'autres études (Chiapasco et coll. [3], Jaffin etcoll. [5]) sont plus difficilement exploitables raison d'un trop grand nombre de patients perdus de vue ou de type d'implants très différents. Un cas d'implant unitaire placé au maxillaire et mis en charge immédiatement est même rap-porté par Gomez et coll. [4]ouvrant la voie à de nouvelles perspectives. Les analyses histologiques chez l'homme effectuées par Piatelli etcoll. [19]montrent des résultats compatibles avec un succès clinique. Ils attirent l'attention sur l'importance de la densité osseuse et de la stabilité primaire avec l'utilisation d'implants vissés et qui comportent un état de surface modifié. Les mini-implants répondent à ces caractéristiques : ils sont vissés et présentent un état de surface mordancé qui accroît la surface développée de l'implant. De plus, le forage est sous dimensionné par rapport à la taille de l'implant, ce qui leur permettent d'obtenir une stabilité primaire accrue. Balkin et coll. [11] confirment, par des études histologiques chez l'homme, la bonne ostéointégration des mini-implants après 4 et 5 mois de mise en charge immédiate. La seule différence réside dans le diamètre de l'implant ; les études concernant le rôle du dia-mètre de l'implant sont partagées. On sait que la surface développée d'un implant dépend beaucoup de son diamètre, ainsi Ivanoff etcoll.[20] montrent une augmentation statistique-ment significative du couple de dévissage de l'implant corrélée avec celle du diamètre de l'implant. En revanche, Block et coll. [21]ont observé chez le chien que la résistance au retrait d'un implant ostéointégré dépendait de sa longueur mais pas de son diamètre. Sur des cadavres, Kido et coll. [22] ont trouvé pour la résistance au retrait une différence non significative de 15% entre les implants de petit et de ros diamètre. Dans la même étude, il y a une corrélation significative entre la densité osseuse et la résistance au retrait et ce quel que soit le diamètre de l'implant. Lors d'une étude portant sur les forces transmises aux implants lors de la phase de cicatrisation osseuse, Emmer etcoll.[23]notent l'importance de l'adaptation des prothèses durant cette phase soit par évide-ment, soit par rebasage souple. La sollicitation des implants conditionne certainement le futur succès de l'ostéointégration, mais la frontière entre micro mouvements et macromouvement s’est délicate à gérer cliniquement. Les attachements livrés avec les mini-implants présentent un certain degré de résilience et permettent une plus faible sollicitation de ceux-ci. De plus, leur stabilité primaire est accrue par leur forme auto-forante et par l'utilisation d'un pré forage sous dimensionné par rapport au diamètre de l'implant ; ceci contribue à limiter la sollicitation des mini-implants durant cette période. Les mini-implants sont le plus souvent utilisés durant la période d'ostéointégration d'implantsconventionnels [ 1 1 , 2 4 ]avant d'être déposés lorsque la réalisation prothétique implanto-portée finale est confectionnée [10,25]. Ceux-ci sont alors reliés par un artifice prothétique qui rigidifie l'ensemble et limite les forces transmises aux mini-implants. El Attar et coll. [9] préconisent l'utilisation de deux mini-implants non solidarisés entre eux pour stabiliser une prothèse adjointe durant la période d'ostéointégration d'implants conventionnels. Compte tenu des limites et réserves émises dans cette étude, l'utilisation des mini-implants entre les foramens mentonniers pour la stabili-sation immédiate et à long terme d'une prothèse adjointe mandibulaire semble représenter une alternative possible aux thérapeutiques implantaires traditionnelles et permet d'apporter aux patients une satisfaction et un réel bénéfice.

Sources: STEPHANE BODARD*, ANNE-GAELLE CHAUX-BODARD**, THIERRY SAUVIGNà‰. **** Hôpital St Roch, Nice, France ** Centre Léon Bérard, Lyon, France *** Hôpital de l'Antiquaille, Lyon, France. Demande de tirés à part :Stéphane Bodard 30, grande rue de la Guillotière 69007 LYON http://www.ecomut.be/www.mini-implants/